![]() ![]() Petits et gros soucis d’une grossesse à risque…
Dès le jour de mon transfert d’embryons à J+6 (pour les novices : six jours après la ponction de follicules sous anesthésie générale), le médecin m’avait dit : " vous avez de bonnes chances d’être enceinte, on vous a mis deux très beaux embryons ! " Et effectivement, 15 jours plus tard, j’en avais la certitude : j’étais enceinte !
Et lors de la première échographie, mes craintes se sont avérées réalistes : j’attendais des jumeaux ! Heureusement que l’on ne m’avait pas mis trois embryons… Quand on fait appel à la procréation médicalement assistée, on est forcément préparé à l’éventualité d’une grossesse gémellaire. Pour nous ce n’était pas une catastrophe, notre fille aînée allait avoir quatre ans, et notre maison disposait encore d’une chambre libre. Et puis quand on désespérait de ne pas pouvoir avoir d’enfant du tout, et puis on se retrouve avec trois enfants - on ne peut vraiment pas se plaindre. La grossesse se passait relativement bien, jusqu’à l’examen du sixième mois où le médecin me dit : " Interdiction totale de déplacements à part les trajets à l’hôpital, restez le plus possible couchée sinon on vous garde à l’hôpital… ". Heureusement, j’avais déjà une aide ménagère qui venait deux fois par semaine faire mon ménage, et ma fille était inscrite au Centre de Loisirs (on était en plein mois de juillet) au cas où je ne pourrais plus la garder. Et puis tout est allé très vite : une nuit, je sentais de vrais contractions douloureuses différentes de celles que j’avais déjà depuis le début du cinquième mois. Le lendemain, un samedi, on va aux urgences maternités, on m’a gardée. Quelques jours plus tard, je faisais de la tension, j’avais une gêne respiratoire telle qu’on m’a mis sous masque d’oxygène, j’avais de l’albumine dans les urines, on m’a ponctionné les poumons sans anesthésie.. c’était une toxémie gravidique. Et puis on m’annonce à 33 semaines et 3 jours de grossesse : " Cet après-midi, on vous fait une césarienne ". J’avais deux heures pour prévenir mon mari et ma nourrice pour qu’elle garde la grande. Les bébés sont restés trois semaines au service des prématurés, quant à moi je n’ai pu les voir que lorsqu’ils avaient déjà onze jours, car j’étais en réanimation. Si j’ai un conseil à donner aux futures mères de jumeaux :
Tania, maman de Charlotte, Solène et Nicolas Publié le mardi 6 mai 2008
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Publié le jeudi 12 juin 2008
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Publié le mercredi 7 mai 2008
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Publié le mardi 6 mai 2008
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