![]() ![]() La psychologie
Chaque membre de la famille a le droit à son intimité et ses secrets mais, l’histoire propre de chacun lui appartient : tout ce qui concerne directement ou indirectement un enfant doit lui être dit. " Il n’y a aucun sujet le concernant dont on ne puisse lui parler, dit la psychanalyste Catherine Mathelin. Il doit savoir tout ce qui relève de sa propre histoire."
L’enfant pressent les secrets et les non-dits. Les secrets et les chuchotements risquent d’être plus nocifs que de maladroits aveux. En effet, l’imagination de l’enfant bouche les trous de son histoire : l’angoisse et la culpabilité sont alors au rendez-vous. En parlant, on le délivre. Il a besoin de sincérité et de confiance pour se construire. Il ne faut jamais oublier de lui rappeler combien vous l’aimez. A cette condition, en cas de coups durs (maladie, …), il trouvera en lui les ressources qui l’aideront à surmonter l’obstacle. Mais attention, la vérité ne doit pas être dite comme un aveu, ni être perçue comme une charge qu’on transfert sur nos enfants. Les mots doivent être adaptés à l’âge de l’enfant et les explications réitérées pour être assimilées. Si donc la parole vraie est indispensable, encore faut-il qu’elle soit, étape par étape, réajustée à ses capacités d’écoute. Il peut parfois être difficile de répondre aux questions que nous posent nos enfants. Dites-vous que toute question posée n’exige pas une réponse immédiate et exhaustive. Quand pour la nième fois, ils vous demandent : " Tu es vieille, Maman ? ", c’est surtout une façon de se questionner eux-mêmes (" Si Maman est vieille, peut-être va-t-elle mourir bientôt ? "). Pourtant le silence peut être aussi destructeur que l’abus de paroles. Et si vous n’arrivez pas toujours à répondre, demandez-vous pourquoi : vous ne réussissez pas encore à reformuler les évènements pour vous-même ? Une psychothérapie vous permettra de faire le point et vous aidera à rompre cette chaîne du silence dans laquelle vous vous enfermez et vos enfants avec vous. En attendant, aidez-le à trouver quelqu’un (parrain, marraine, oncle, tante, cousin, cousine, …) qui l’aidera à élaborer sa propre histoire tout en le rassurant et en le déculpabilisant. Publié le mercredi 7 mai 2008
par webmaster
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